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Rencontrer Philippe Bernat Salles est une petite éloge de la joie…

Pourquoi? Parce que cet homme d’affaires avisé et sportif emblématique au parcours que l’on peut qualifier d’historique, a eu plusieurs vies. Plusieurs vies, non pas menées par nécessité mais par choix.

Plusieurs vies faites de défis, d’exploits, d’états de grâce, mais aussi et surtout de joies simples et épicuriennes. Une vie menée tambour battant, au vibrato d’amitiés solides et sincères dont il parle avec une évocation à la fois joyeuse et fière.

Instinctif, intuitif, intègre et totalement en phase avec lui-même et ses potes de toujours, Philippe marque l’essai à chaque fois qu’il entreprend un nouveau projet. Avec combativité alliée à beaucoup de générosité, cet élan de “french flair” qui permet au XV de France d’éliminer les All Blacks, s’il vous plaît, dans une 1/2 finale de coupe du monde d’anthologie en 1999. Les bras grands ouverts, tout le monde retient cette image d’une Philippe Bernat Salles exalté et victorieux.

Et il est comme cela dans la vie Philippe. Aventureux, fonceur, entier, vivant, peu sensible aux clichés ou au qu’en dira-t-on, Philippe est aujourd’hui le même bonhomme que sur le terrain ce jour historique. Un homme avec la verve, la fougue et l’entrain des plus grands sportifs. Un homme qui vibre et vit sans compromis ni concessions, sans retenue, sans tergiverser ni parader, avec ferveur, passion, fidélité et honnêteté.

Philippe est peut-être Palois de naissance mais il m’évoque la ferveur et à la chaleur d’un chant basque. Il a ancré en lui cette poésie populaire, de celui qui s’exprime avec une mélodie piquante, entrainante, vivace et colorée. Philippe est un homme qui chante un hymne à la vie joyeuse et intense.

Il à trouvé “une façon juste et intense d’ inscrire son destin d’une manière satisfaisante pour le cœur, l’esprit et l’intelligence”. Ce n’est pas moi qui le dit mais Pierre Rabhi. Tout le monde n’a pas la vocation d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.

“Ah, Philippe Bernat-Salles, cheveux poivres et sel et mains en l’air pour fêter son essai… Magique” ! peut-on lire encore sur le Net 19 ans plus tard. Et lorsqu’on le connait, sa personnalité ne force pas le respect, elle le forge. Les américains ont une formidable expression pour décrire la personnalité de Philippe. Keep it real people !!!

interview philippe bernat

SON PARCOURS

Ancien international de rugby, au poste d’ailier du Biarritz Olympique et de la Section Paloise. En près de dix ans au plus haut niveau international, Philippe Bernat-Salles s’est construit un palmarès enviable avec un Grand Chelem en 1998 en battant le Pays de Galles et avec un titre de vice-champion du monde en 1999, vainqueur des All Blacks.

Joueur remarquable par ses cheveux poivre-sel, il fête un essai marqué, avec les doigts écartés en forme du V de la victoire. Il est élu président de la Ligue nationale de handball en 2010, un poste qu’il occupe pendant 8 ans. Il évolue en tant que consultant pour les services des sports pour Canal+, Canal+ Sport et Sport+ pendant quelques années.

Il entame une première collaboration avec la gestion du Camping de la mer à Labenne avec son ami et associé Louis Do Soutou. Le succès est au rendez-vous et les encourage à acquérir d’autres campings. En 2009, les deux hommes s’attaquent à la promotion immobilière mais aussi au secteur du loisir avec la création des parcs et résidentiels de loisirs “Nature & Résidence”. Il rachète Les Colonnes à Biarritz, avec un son ami d’enfance, le Palois Jacky Tillos en 2016.

Aurelie Siou : Philippe, parle moi de ton parcours

{PBS} Jeune Palois, rudbyman depuis le plus jeune âge, j’ai eu la chance d’avoir joué à la section paloise qui m’a permis d’effectuer un beau parcours rubistique, sachant que chacun mets ce qu’il veut dedans. J’ai vécu de ce sport et j’y ai fait mes plus belles rencontres. J’ai eu la chance de rencontrer Louis Do Souto en 1999 et on est parti dans le délire d’acheter un camping, nous nous sommes retrouvés rapidement à la tete de 6 campings. Et puis il y a les Colonnes depuis 2 ans. Des challenges divers et variées aussi. J’ai été Président De la Ligue de handball pendant 7ans, et j’ai la chance d’avoir 2 belles princesses, ce qui concrétise la vie que l’on peut rêver quand on est gosse.

Comment devient-on un sportif chevronné et un homme d’affaire avisé ?

Il faut être motivé, opportuniste, il ne faut pas être faignant, il faut avoir un tempérament de fonceur, ne pas avoir peur, avoir le profil d’un entrepreneur avec ce coté extravagant et un peu fou. La rencontre humaine est quelque chose de tellement particulier que force est de constater que les miennes ont été belles.

De quoi es-tu le plus fier en tant qu’ex Président de la Ligue Nationale de Handball?

Je suis heureux d’avoir pu participer au développement de ce sport. C’était un gros challenge. Les gens m’ont pris pour un fou. Je me suis retrouvé dans ce milieu grâce à des potes et notamment grâce à Philippe Gardant. J’ai fait 3 mandats. Je suis fier d’avoir duré dans ce milieu et des rapports que je garde avec les personnes que j’ai rencontrées.

Quelle ambition (écologique, sociale, économique) est rattachée à la construction et la vente de parcs résidentiels ?

Au début c’était un business pour se diversifier au delà des campings. Ces produits écologiques, 100% français en terme de fabrication plaisent aux gens. Avec Louis nous n’avons jamais rien eu mais nous n’avons jamais manqué de rien et cela nous intéresse de pouvoir donner la possibilité au plus grand nombre de devenir propriétaire pour passer des vacances dans une belle région.

Quelles valeurs et qualités trouve-t-on au Pays Basque?

Ils accueillent bien les Béarnais (rires). C’est une région ou la parole est forte, l’état d’esprit est bon, ou il ne faut pas arriver en terrain conquit. J’ai eu la chance d’arriver à Biarritz en faisant du sport, ce qui a favorisé mon intégration. Pour la qualité de vie c’est une région magnifique, notamment concernant l’aspect festif et gastronomique.

Quels sont, d’après toi, les atouts de notre région?

La facilité, la proximité, l’état d’esprit, les valeurs qu’on y trouve.Un peu moins la météo en ce moment.

Si tu devais résumer ton pays basque en 3 mots ?

Les rencontres, le B.O & les Colonnes

Ferme les yeux… quel est le son qui te vient à l’esprit quand on vous dit « pays basque » ?

L’océan

L’image?

Les montagnes

Le goût?

Le ricard (mes potes vont pleurer de rire)

Qu’est ce qui t’éloigne de ton pays basque ?

Les voyages

Qu’est ce qui t’y ramène ?

Mes enfants

Quel est l’endroit le plus lointain/inattendu ou tu as trouvé une trace du pays basque ?

En Corse. Pour l’état d’esprit, les paysages, l’ambiance

Ta plus belle découverte au pays basque ?

Les gens

Qu’aimerais-tu nous transmettre par le biais de cette interview?

Que la simplicité, l’amour des autres te permettent de pouvoir poser ton cul dans une région magnifique.

Tes projets ? As-tu envie de les partager ?

Plein., professionnels, artistiques….Mais j’aime bien en parler une fois qu’ils se réalisent.
Que mes princesses soient heureuses.

SES BONNES ADRESSES

Ton restaurant préféré?

Mes meilleurs souvenirs ont eu lieu chez mon ami Txiki a la Tantina de Burgos, siège du B.O dans les années 2000.

Ton lieu de vie diurne préféré?

Les Colonnes

Ton lieu de vie nocturne préféré?

Mon salon avec ma cheminée

Ton créateur/créatrice préféré(e) au pays basque?

Jennifer Peter, architecte

Ton coup de cœur de la région ?

On en a tous les jours des coups de cœur dans la région

La question que tu aurais aimé que je te pose?

Si j’étais heureux dans la vie…

Milesker Philippe!

 

Article rédigé par Aurelie Siou

Source : http://www.paysbasque.net/le-pays-basque-de/philippe-bernat-salles/

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